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Quel avenir pour les Sciences de la Vie ?

dimanche 25 mai 2008

Après avoir mené au pas de charge la réforme universitaire, le gouvernement entreprend, sans concertation, celle des organismes de recherche. Au centre de ces préoccupations est posée la question de l’avenir et de l’organisation des sciences du vivant (biologie, santé, agriculture) dans notre pays.

Après avoir mené au pas de charge la réforme universitaire, le gouvernement entreprend, sans concertation, celle des organismes de recherche. Au centre de ces préoccupations est posée la question de l’avenir et de l’organisation des sciences du vivant (biologie, santé, agriculture) dans notre pays. Le SNCS-FSU vous propose de venir en débattre avec des responsables des instances du CNRS et de l’Inserm, mardi prochain après l’Academic pride.

La communauté scientifique, notamment, celle des sciences du vivant, a appris, par voie de presse, que le gouvernement avait décidé de soustraire les sciences de la vie à la responsabilité du CNRS : désormais ils seront pilotés par l’Inserm. Lors du 4e salon européen de la recherche et de l’innovation, le président de la République a confirmé cette orientation.

L’organisation des sciences du vivant n’est pas une question simple car elle concerne une communauté multiforme qui se retrouve dans différents organismes avec des missions différentes. Pour ce qui concerne l’Inserm et le CNRS les deux communautés sont très mixées. Beaucoup de chercheurs Inserm se trouvent dans les unités CNRS et vice-versa. Il en est de même des thématiques. Le médical et la santé sont principalement à l’Inserm, mais pas uniquement. Inversement la biologie fondamentale est surtout au CNRS mais pas seulement. Et ainsi de suite.

Vouloir organiser ce secteur uniquement sous l’aspect médical en en confiant la coordination à l’Inserm est une erreur fondamentale sur le plan scientifique. On doit donc trouver des formes organisationnelles qui favorisent les coopérations et excluent les annexions.

Par ailleurs, la proposition de la présidente du CNRS de transformer tous les départements, sauf les sciences du vivant, en Instituts nationaux n’est pas acceptable. Cela revient à considérer que le quart du CNRS, le département SDV, est constitué par des chercheurs d’une autre espèce ne pouvant pas bénéficier de la même organisation que les autres et mis sous tutelle de l’Inserm.

De plus cela déstabilise le CNRS dans son ensemble. Car la survie de cet organisme dépend principalement de la manière dont il réussira à mettre en œuvre l’interdisciplinarité.

Il faut absolument éviter que les nouveaux Instituts nationaux ne deviennent des baronnies imprenables.

Pour cela, toutes les coopérations transversales entre Instituts doivent être favorisées. Mais comment peut-on y parvenir si la stratégie du SDV se décide à l’Inserm ? Le CNRS en ressortira affaibli. C’est peut-être ce que recherche le gouvernement ?

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